La 504

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La 504, une voiture au destin international. Européenne à l’origine, américaine et asiatique mais très africaine jusqu’au bout. Une « Cox » à la française qui aura vécu presque aussi longtemps que la VW, la 504 a été produite de 1968 à 2005. Presque 40 ans, plus de 3 millions d’exemplaires que tous les continents de la planète font revivre, du jeune égyptien qui la bichonne ou la tune au quinqua européen qui caresse les lignes des coupés et des cabriolets au sud-américain qui l’adule, telle une madone.
Née en 1968 en France, juste au tournant générationnel marqué par « les évènements » qui l’ont enfantée en septembre, la 504 marque aussi un tournant automobile, « la 404 était routière, la 504 sera autoroutière », c’est un amoureux de l’automobile ancienne, Thierry Dubois qui le dit. Il l’a croqué pour notre assemblée générale de 2011.

La vocation du Club 504 n’est pas de réécrire une nième histoire de la 504 ; bon nombre de sites et de bouquins l’on fait avec précisions, « La 504 de mon père » de François Alain, le supplément Gazoline et la bible qui fait référence, « La Peugeot 504, la berline des jours heureux » de Xavier Chauvin.

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Oui, quand la 504 naît, même si « 68 » a secoué et a marqué une évolution de la société, elle est encore l’expression des 30 glorieuses où Peugeot propose au cadre moyen et supérieur une évolution de la 404 avec des avantages fantastiques pour une voiture française de série : 4 roues indépendantes, 4 freins à disques. Il y a plus d’évolution entre la 504 et la 404 qu’il y en avait entre la 404 et la 403. Jusqu’en 1975, elle va être le haut de gamme de Peugeot et être une concurrente de taille à la DS.1975 marquera l’arrivée des CX, 604 et R30 ; on change de gamme.

Dates et chiffres clés

Septembre 1968

Naissance le 12 septembre de la berline avec 2 versions essence carburateur et injection avec un moteur de 1800cc, évolution du 1600 de la 404.

Mars 1969

Apparition des coupés et des cabriolets habillés par Pininfarina au salon de Genève. 504, élue Voiture de l’année.

504cab

Septembre 1970

Boîte automatique ZF , moteur 2 litres et dans la foulée un diesel 2.1litres – Versions « longues » : break, commerciale et familiale.
Abandon des répétiteurs veilleuses-clignotants sur les ailes avant/suppression de la commande au pied du lave glace/ volant modifié et installation d’une protection caoutchouc sur la partie médiane du pare-choc arrière.

Septembre 1972

Appellation GL/TI, aérateur de custode et vitesses au plancher

Avril 1973

naissance de la L, avec retour au 1800, pont arrière rigide, tambours à l’arrière, levier au volant et tableau façon 304, une façon de donner une alternative aux acheteurs de la 404 qui tire sa révérence l’année suivante. Stratégie marketing de Peugeot qui avait sorti la 404-8 ou la 403-7.

Septembre 1975

Premier lifting en accompagnement de la sortie de la 604, poignée à palette, direction assistée, vitres avant électriques et surtout un V6 pour les cabriolets et les coupés.

Septembre 1979

Après plus de 10 ans de déploiement, on rationnalise les berlines en version, motorisation, appellation ; la 504, arrive ! (Certains diront que c’est une évolution de la 505 ; ils n’auront peut-être pas tort, bon nombre de pièces sont communes.)
C’est la version pick-up qui se développe avec toutes les carrosseries dont Peugeot possède le savoir- faire : du pick-up besogneux de l’artisan au California du surfeur de la méditerranée en passant par la cellule caravane. Et même une version tout –terrain avec le Dangel ! Une « voiture caméléon », comme le souligne Xavier Chauvin dans son livre, on aura même droit à une version Papale.
Après 4 ans de ces développements, en 1983, les berlines, breaks, coupés et cabriolets tirent leur révérence de la production Peugeot en France mais l’histoire continue ailleurs, notamment en Amérique du Sud et en Afrique. Mais ça, c’est une autre histoire, que nous allons vous conter ailleurs.